Des dents qui poussent de travers, une mâchoire qui vous inquiète ? Beaucoup se demandent s’il faut d’abord passer par un dentiste pour voir un orthodontiste.
Voyons ce que chacun apporte vraiment, et quand il vaut la peine de s’en occuper.
Faut-il passer par un dentiste pour voir un orthodontiste ?
Bonne nouvelle pour commencer : vous n’avez pas besoin de passer par votre dentiste pour consulter un orthodontiste. Pas d’ordonnance non plus. Vous appelez, vous prenez rendez-vous.
Le premier rendez-vous sert à établir un bilan
Lors de cette première consultation, l’orthodontiste observe votre visage, vos dents et vos mâchoires. Il regarde aussi comment vous fermez la bouche, respirez, mâchez et avalez. Il vérifie où se place votre langue.
Ce bilan a un but précis : savoir si un traitement est nécessaire et, si oui, à quel moment le lancer. Chez un enfant en pleine croissance, le timing compte beaucoup.
Selon les cas, l’orthodontiste peut demander une radiographie panoramique, des photos ou des empreintes des arcades. Ces examens complètent l’examen clinique. Ils ne le remplacent pas.
Consultez tôt si votre enfant :
- respire souvent par la bouche
- ronfle
- mastique mal
- suce encore son pouce
- présente des dents très en avant
Dans ces situations, attendre n’apporte rien.
Le bilan orthodontique coûte 23 euros
La consultation chez l’orthodontiste est facturée 23 euros. L’Assurance Maladie en rembourse 60 %, soit 13,80 euros.
Un bilan plus complet peut se facturer à part. C’est le cas avec des radiographies, des photos, des empreintes ou une analyse détaillée du dossier.
Avant de vous lancer, demandez où sont faites les radiographies, sur place ou ailleurs, et combien coûte l’ensemble du bilan. Cette question évite les mauvaises surprises avant même la présentation du traitement.
Le dentiste repère des anomalies sans être un passage obligatoire
Votre dentiste assure le suivi général de votre bouche. Lors des contrôles, il cherche les caries, les problèmes de gencives, les dents qui sortent mal et les soucis d’hygiène.
Il peut aussi remarquer un manque de place, un chevauchement, une dent incluse ou un décalage entre les mâchoires. Dans ce cas, il vous oriente vers un orthodontiste. Mais c’est un conseil, pas une obligation administrative.
Son rôle reste précieux avant un traitement orthodontique, notamment pour :
- soigner une carie avant la pose d’un appareil
- traiter une inflammation des gencives
- vérifier qu’une dent de lait ne bloque pas l’arrivée d’une dent définitive
- demander un examen complémentaire en cas de doute sur une dent ou une mâchoire
Le suivi dentaire ne s’arrête pas une fois le traitement commencé. Les bagues et certains appareils retiennent davantage la plaque. Le brossage et les contrôles deviennent donc encore plus importants.

Un bilan vers 6 à 7 ans repère certaines anomalies avant traitement

Vers 6 ou 7 ans, les premières dents définitives sont là. Les mâchoires grandissent. L’emboîtement des dents commence à se dessiner. C’est le moment idéal pour un premier examen. Cela ne veut pas dire qu’un appareil sera posé tout de suite.
À cet âge, l’orthodontiste peut rechercher :
- une respiration par la bouche ou des ronflements fréquents
- une déglutition difficile ou une langue mal positionnée
- une béance, c’est-à-dire des dents qui ne se touchent pas
Certaines situations justifient une consultation plus tôt, avant 6 ans. C’est le cas d’une succion du pouce très marquée, d’une difficulté à fermer les lèvres, d’une respiration buccale persistante ou d’un décalage visible des mâchoires.
Quand le traitement n’est pas encore nécessaire, l’orthodontiste se contente souvent de surveiller la croissance. Ce suivi sert à choisir le bon moment pour agir. L’âge dentaire et le stade de croissance orientent toute la stratégie.
La prise en charge dépend de l’âge, de l’accord et du devis
Pour bénéficier de la prise en charge habituelle, le traitement doit commencer avant vos 16 ans. Le praticien doit aussi envoyer une demande d’accord préalable à votre caisse d’Assurance Maladie.
Les démarches commencent avant le traitement
L’orthodontiste pose le diagnostic, propose une solution et prépare les documents.
Concrètement, cela se déroule en trois temps :
- Plan de traitement : le praticien détaille l’appareil, la durée prévue et le rythme des rendez-vous.
- Demande d’accord préalable : le formulaire est rempli avant le début des soins, puis envoyé à votre caisse.
- Accord de la complémentaire : envoyez le devis à votre mutuelle pour connaître le remboursement prévu.
Le devis permet de mesurer le reste à charge
Les honoraires orthodontiques sont souvent libres, donc comparez. La contention maintient les dents en place après le traitement actif. Elle a aussi sa propre base de remboursement.
L’Assurance Maladie rembourse selon ces montants :
- 193,50 euros par semestre de traitement
- 6,45 euros par séance de surveillance
- 161,25 euros pour la première année de contention
- 107,50 euros pour la deuxième année de contention
Avant de signer, vérifiez sur le devis :
- le prix de chaque semestre
- le nombre de semestres prévus
- le montant remboursé par l’Assurance Maladie
- le reste à payer une fois ces remboursements déduits
Une fois l’appareil posé, ne sautez pas vos rendez-vous chez votre dentiste. Les bagues retiennent la plaque, donc le brossage et les contrôles dentaires restent votre meilleure protection pendant toute la durée du traitement.





