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Vous envisagez de changer d’orthodontiste en cours de traitement ?
La décision peut soulever des questions sur le dossier, le coût de la reprise et la continuité des soins. Vous trouverez des repères pour préparer le transfert et savoir quoi vérifier avant de poursuivre.
Changer d’orthodontiste en cours de traitement reste possible
Vous pouvez changer d’orthodontiste avant la fin des soins, sans justifier votre choix. Prévenez le cabinet que vous partez, puis préparez la reprise avec le nouveau praticien.
Le changement ne recrée pas de droits
Les semestres déjà effectués restent comptés. Changer d’orthodontiste ne rend pas les droits déjà utilisés.
Si votre traitement a commencé avant 16 ans, l’Assurance Maladie couvre au plus six semestres de traitement actif, puis deux ans de contention. La prise en charge dépend des semestres déjà remboursés et de votre situation.

Le nouveau praticien réévalue votre traitement et peut conserver l’appareil, le modifier ou choisir une autre stratégie selon l’état de vos dents, de vos gencives et de votre occlusion.
La nouvelle entente préalable sécurise le remboursement
Une nouvelle demande d’entente préalable est nécessaire pour changer de praticien et poursuivre les soins remboursables. Demandez au nouveau cabinet de la préparer avant les actes concernés.
Votre CPAM peut vous renseigner sur les semestres remboursés, la durée de validité de l’accord précédent, les justificatifs requis et la prise en charge par votre complémentaire santé. Sans réponse dans le délai prévu, l’accord peut être considéré comme acquis, sauf situation particulière signalée.
Un déménagement se prépare avant le transfert orthodontique
Cherchez un nouvel orthodontiste avant de déménager. Il pourra étudier votre dossier et prévoir la suite des soins.
Le premier rendez-vous doit précéder la rupture
Prenez rendez-vous avec le nouvel orthodontiste avant d’arrêter le suivi actuel. Il vérifiera s’il peut reprendre vos soins, évaluera ce qu’il reste à faire et repérera toute urgence.
Documents à rassembler pour le premier échange
- Rassemblez le devis initial et les factures.
- Ajoutez les radiographies, les photographies, les moulages et les comptes rendus disponibles.
- N’oubliez pas la référence de l’entente préalable.
Le cabinet peut demander d’autres examens avant de confirmer son plan.
Le dossier doit suivre le patient
Avec votre accord, l’ancien cabinet peut transmettre au nouveau les informations utiles. Vous pouvez aussi demander des copies et les envoyer vous-même. Pensez au plan de traitement et aux informations sur les appareils posés.
Votre dossier n’est pas transmis automatiquement à un praticien que vous n’avez pas choisi. Vous indiquez le destinataire et autorisez l’envoi des données utiles.
Le dossier orthodontique est accessible dans des délais précis
Chaque professionnel de santé garde son propre dossier. Il n’existe pas de dossier médical unique qui rassemble les informations de tous vos praticiens.
Écrivez au praticien ou au cabinet qui a vos documents. Envoyez un courriel ou une lettre recommandée avec accusé de réception pour garder une trace de votre demande.
Préparez votre demande de dossier
- Indiquez vos nom, prénom et date de naissance.
- Précisez les documents souhaités.
- Indiquez l’identité et les coordonnées du nouvel orthodontiste.

Le cabinet peut vous transmettre le dossier au plus tôt après 48 heures. Il doit le faire dans les 8 jours suivant votre demande. Pour les informations médicales datant de plus de 5 ans, le délai maximal est de 2 mois.
La consultation est gratuite. Vous pouvez toutefois payer les copies, par exemple pour des documents papier ou des examens.
Si vous déménagez avec votre enfant, prévoyez le transfert de son dossier. Expliquez-lui ce changement selon son âge et ce qu’il comprend.
Le devis initial ne règle pas automatiquement la reprise
Le devis de votre premier praticien ne fixe pas le prix des soins restants dans le nouveau cabinet.
Le nouveau devis porte sur les soins restants

Après vous avoir examiné, le nouveau praticien prépare un devis selon le plan choisi. Il peut prévoir le suivi, un nouvel appareil, la dépose, la contention ou des examens en plus.
Pour comparer les devis, examinez :
- Les soins réalisés et restants.
- La durée estimée.
- L’appareil conservé ou remplacé.
- La contention.
- Les honoraires.
- Le reste à charge.
Les tarifs d’orthodontie peuvent varier. Avant les soins, le praticien doit vous préciser leur coût, les éventuels dépassements et les conditions de prise en charge.
Ce que vous avez déjà payé ne fixe pas le coût du nouveau suivi.
Le désaccord commence par une démarche amiable
Vous contestez une facture, une prise en charge interrompue ou un dossier non transmis ? Écrivez au cabinet concerné. Décrivez les faits, joignez les pièces utiles et demandez une réponse précise.
Pour un remboursement contesté, adressez d’abord une réclamation à votre caisse. Si besoin, saisissez le médiateur de votre CPAM.
En cas de différend avec votre chirurgien-dentiste, vous pouvez porter plainte auprès du conseil départemental de l’Ordre. Une conciliation est alors organisée. Si elle échoue, la chambre disciplinaire compétente peut examiner votre plainte.
Le repreneur doit vérifier sa spécialité et son plan
Un orthodontiste est aussi chirurgien-dentiste. En France, l’orthodontie, appelée orthopédie dento-faciale, fait partie des trois spécialités reconnues en odontologie.

Avant de vous engager, vérifiez que le praticien accepte de reprendre un traitement déjà commencé. Demandez comment se passe le premier bilan. De nouveaux examens peuvent être nécessaires pour établir son plan.
À demander avant la reprise
- S’il accepte les patients déjà appareillés.
- Comment il gère les urgences entre deux rendez-vous.
Commencez par prendre rendez-vous avec un orthodontiste qui accepte les reprises, avant d’annuler votre suivi actuel. Apportez votre devis et vos examens, demandez un plan et un devis écrits, puis vérifiez auprès de votre CPAM l’entente préalable et les remboursements restants. En attendant, gardez vos rendez-vous.
Foire aux questions
Est-il possible d’arrêter un traitement orthodontique ?
Oui, vous pouvez demander l’arrêt du traitement. Le praticien doit vous expliquer les conséquences et organiser la suite des soins ; une résorption importante des racines, une allergie vraie ou une coopération insuffisante peuvent aussi conduire à revoir ou interrompre le traitement.
Quels sont les risques d’une orthodontie mal faite ?
Un traitement mal adapté ou mal surveillé peut favoriser des caries, des atteintes des gencives, une résorption des racines, des troubles de l’articulation de la mâchoire ou une récidive du déplacement des dents. Un suivi régulier permet de contrôler ces effets et d’ajuster les objectifs.
Comment savoir si un orthodontiste est bon ?
Vérifiez son inscription professionnelle et sa qualification éventuelle en orthopédie dento-faciale dans l’annuaire de l’Ordre. Avant de vous engager, demandez un plan clair, un devis détaillé, les examens prévus et les modalités de suivi.





